Le premier syndicat de gardiens de la paix, Alliance, s'est interrogé jeudi sur les "modalités d'application", notamment en effectifs, de la police ferroviaire annoncées par Nicolas Sarkozy après les violences survenues à bord du train Nice-Lyon le 1er janvier.
Jugeant, dans un communiqué, le "principe" de cette police "séduisant", le syndicat de police "s'interroge sur les modalités d'application d'une telle mesure (...) sachant qu'aujourd'hui l'ensemble des forces de sécurité est déjà fortement engagé en divers domaines".
Ces forces, selon le syndicat, ne peuvent "être utilisées plus encore".

D'autre part, le syndicat demande au ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, la "tenue d'une réunion de travail" à ce sujet ainsi que sur celui de l'ordonnance de 1945 sur les mineurs qu'il juge "inadaptée".

M. Sarkozy a annoncé mercredi sur TF1 que 1.000 à 1.500 policiers seraient affectés en 2006 à un "service national de la police ferroviaire", qui auront pour compétence "la sécurité des voyageurs dans les trains et notamment dans les trains régionaux".

Nicolas Sarkozy a confirmé son intention de généraliser à tout le territoire cette police qui existe en Ile-de-France depuis 2003 et depuis septembre à Marseille, Lyon et Lille.

Selon lui en Ile-de-France, elle a permis une baisse de 11% de la délinquance.

Le ministre a par ailleurs annoncé son intention de "réunir dès la semaine prochaine la totalité des transporteurs publics ferroviaires pour voir comment on peut mieux organiser la lutte contre la délinquance".

Il a par ailleurs confirmé qu'il comptait "renforcer les possibilités juridiques des agents de sécurité de la SNCF pour qu'ils puissent verbaliser et relever tous les délits" et "renforcer leur possibilité d'armement non létal".
